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L'ALSACE: 23.08.06
Spectacles La musique de Mozart, « reine de trois nuits » à Thann
Dans le spectacle « Mozart, le souffle d'un ange » présenté par les Bâtisseurs les 25, 26 et 27 août, la musique envahira les alentours de la collégiale.
33 choristes
La scène de Rome, à l'entrée de la chapelle Sixtine, sera jouée devant le grand portail de la collégiale. Les 33 choristes réunis par le Choeur des Rives de la Thur entonneront le sublime « Misere » d'Allégri, dont Wolfgang Amadeus, écrira de mémoire la partition. Dans le corps du spectacle, on entendra les principaux opéras. Au final, il y en aura sept, parmi les plus célèbres..............
Michel Tschann
L'ALSACE 13 juin 2007
Vieux-
Le choeur des Rives de la Thur a innové avec bonheur en associant musique, chant, poésie et peinture. Une idée à reprendre.
Après avoir essuyé les plâtres de l'ouverture du théâtre de poche de Wesserling, le choeur des Rives de la Thur a retrouvé samedi soir l'acoustique complice de l'église Saint Dominique.
Le sanctuaire des ménétriers est une véritable terre d'asile généreuse pour mettre
en valeur un spectacle attachant où poésie, chant et peinture s'expriment en une
série d'images sonores et colorées. Première originalité : la peintre Dominique Procureur,
suivant la gestuelle de la chef de Choeur Isabelle Jost, s'est lancée dans une démarche
créatrice inspirée par le programme alors que Sophie Bolle-
Le choeur, pas toujours parfaitement à l'aise dans une démarche un peu nouvelle, a cependant affiché une très bonne tenue. Les voix bien étoffées, équilibrées et agréables, une excellente lisibilité et un sens de l'articulation jamais pris en défaut ont servi avec talent un répertoire, qui, dans sa première partie, a posé quelques obstacles heureusement franchis avec talent.
Le choeur a su se mettre au diapason de compositeurs qui n'ont pas une réputation de facilité. Il a permis la découverte du murmure d'une musique de Hindemith incitant au rêve et superbement portée par un texte de Rainer Maria Rilke.
On a aussi apprécié le langage de Koechlin entre romantisme et impressionnisme et ses alliages de timbres au service d'une magnifique polyphonie. On a dégusté avec plaisir le charme et la légèreté de Debussy dans les deux versions de "Yver, vous n'êtes qu'un vilain". Enfin, le choeur d'hommes a entraîné le public vers la Gruyère de l'abbé Bovet et sa valse de feuilles, monument de charme et de bucolisme, avant de déployer au service de « Va petit gars » de Urfer des trésors de poésie avec une mâle tendresse.
Iconographie de Brahms
La seconde partie, accompagnée avec efficacité et discrétion, malgré un piano aux sonorités assez ternes, par Dominique Boeglin, a fait visiter une magnifique iconographie d'oeuvres de Brahms.
Après un air de Schubert un peu trop effervescent, Schöne Nacht, Warum, Spät Herbst,
Abendlied, habillés du charme récitatif de Sophie Bolle-
Trouvant un captivant grain vocal, il a rendu palpable et claire la langue tour à tour élégiaque, mythique et descriptive de Brahms. Le point final a été posé par la barcarolle des contes de Hoffmann d'Offenbach. Quel merveilleux air pour associer le public dans le bis final !
LAM
Photo LAM
Un choeur derrière ses collaborateurs d'un soir. De gauche à droite : Sophie Bolle-
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